Degrés de châtiment, partie 2

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« Ces textes nous montrent ceci : les châtiments ne sont pas tous au même niveau. Ce que je vois dans les Écritures, c’est que les degrés de châtiments ne sont pas tant reliés à la gravité des péchés commis qu’à la révélation reçue. Autrement dit, celui qui aura reçu plus de révélation et qui aura rejeté sera puni plus sévèrement. Je pense aux Juifs qui ont rejeté le messie. Je pense à ceux qui ont grandi dans une famille chrétienne et qui ont rejeté l’évangile. Je pense à ceux à qui on présente l’évangile et qui le rejettent. »

 

Introduction

Dans les dernières semaines, nous avons vu la question de la destinée éternelle de ceux qui décèdent dans une condition particulière, comme en bas âge ou avec une déficience intellectuelle sévère. Nous avions vu que notre refuge doit être de se confier dans les attributs de Dieu : sa justice, sa compassion, sa sagesse.

Degrés de châtiment

Nous arrivons à un point qui vient tempérer cela. Il s’agit de ce que nous appelons les degrés de châtiment. La question se pose à savoir si un homme qui a entendu l’évangile et qui le rejette est condamné au même niveau que celui qui n’a jamais entendu l’évangile. La réponse est non.

Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. En vérité je vous le dis : Au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là. (Matthieu 10.14-15)

Alors il se mit à faire des reproches sévères aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart des miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas repenties. Malheur à toi, Chorazin! Malheur à toi, Bethsaïda! Car, si les miracles faits au milieu de vous avaient été faits à Tyr et à Sidon, il y a longtemps qu’elles se seraient repenties avec le sac et la cendre. C’est pourquoi je vous le dis : au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous. (Matthieu 11.20-22)

C’est pourquoi nous devons prêter une plus vive attention à ce que nous avons entendu, de peur d’aller à la dérive. Car si la parole prononcée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance ont reçu une juste rétribution, comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut? Ce salut, annoncé à l’origine par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu, Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, des miracles variés et par des communications du Saint-Esprit selon sa volonté. (Hébreux 2.1-4)

L’auteur de l’épître aux Hébreux expose la suprématie du Fils de Dieu sur toutes les institutions du judaïsme. Là, il parle de la révélation de la loi qui prévoyait une juste rétribution, c’est-à-dire un juste châtiment lorsque la loi était transgressée. L’auteur dit ensuite :

comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut? […] (Hébreux 2.3)

Autrement dit, si le mépris d’une loi annoncée par des anges méritait un juste châtiment, comment pourraient échapper au châtiment ceux qui négligent le salut en Jésus-Christ? Ces textes nous montrent ceci : les châtiments ne sont pas tous au même niveau. Ce que je vois dans les Écritures, c’est que les degrés de châtiments ne sont pas tant reliés à la gravité des péchés commis qu’à la révélation reçue. Autrement dit, celui qui aura reçu plus de révélation et qui aura rejeté sera puni plus sévèrement. Je pense aux Juifs qui ont rejeté le messie. Je pense à ceux qui ont grandi dans une famille chrétienne et qui ont rejeté l’évangile. Je pense à ceux à qui on présente l’évangile et qui le rejettent.

Péché contre le Saint-Esprit

Maintenant, un mot sur le péché contre le Saint-Esprit, appelé aussi le blasphème contre le Saint-Esprit :

Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlait et voyait. Toute la foule hors d’elle-même disait : N’est-ce pas là le Fils de David? Les Pharisiens l’ayant appris, dirent : Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons. Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit : Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même, comment donc son royaume subsistera-t-il? Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils par qui les chassent-ils? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu, que moi, je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc parvenu jusqu’à vous. Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens sans avoir auparavant lié cet homme fort? Alors seulement il pillera sa maison. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse. C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné, mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle, ni dans le siècle à venir. (Matthieu 12.22-32)

Dans ces versets, les pharisiens attribuent aux forces démoniaques le miracle que Jésus vient de faire. C’est horrible! Dans le contexte, Jésus explique que c’est complètement illogique de penser cela.

Jésus vient de délivrer un homme d’une possession démoniaque et il explique que, si Satan est divisé contre lui-même, son royaume ne tient pas. Pourquoi Satan chasserait-il un de ses alliés? C’est là où Jésus dit :

C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné, mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle, ni dans le siècle à venir. (Matthieu 12.31-32)

Jésus fait ici une distinction entre le fait de parler contre le Fils de l’homme et de parler contre le Saint-Esprit. Le meilleur commentaire que j’ai trouvé sur le sujet propose ceci : d’abord, Jésus adresse cette parole aux Pharisiens. Ceux-ci attribuent aux forces démoniaques la délivrance que Jésus vient d’opérer. Parler contre Jésus n’était pas aussi grave et n’était pas impardonnable. La raison est que Jésus était, à ce moment-là, dans une condition où sa divinité n’était pas perceptible. Toutefois, la puissance de l’Esprit de Dieu l’était dans les miracles. Ce que Jésus faisait n’était pas nouveau : des prophètes ont aussi fait des miracles.

Toutefois, depuis la Pentecôte, alors que Jésus est ressuscité, je ne pense pas qu’il y ait de différence entre parler contre Jésus et parler contre le Saint-Esprit. À l’époque, puisque c’est surtout l’humanité de Jésus qui ressortait, les choses étaient différentes. Nous devons comprendre que les Pharisiens ont eu beaucoup d’évidence que Jésus agissait par la puissance du Saint-Esprit, mais dans leur endurcissement, ils n’ont pas voulu le reconnaître.

Le même principe demeure pour ceux qui rejettent le Christ malgré des évidences. C’est dans ce sens que je comprends Hébreux 6.

Quant à ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste et sont devenus participants à l’Esprit Saint, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, et qui sont tombés, il est impossible de les ramener à une nouvelle repentance. Car ils crucifient de nouveau, pour leur part, le Fils de Dieu et le déshonorent publiquement. En effet, lorsqu’une terre abreuvée de pluies fréquentes produit des plantes utiles à ceux pour qui elle est cultivée, elle a part à la bénédiction de Dieu. Mais si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée, près d’être maudite, et finit par être brûlée. Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous sommes convaincus que vous êtes dans des conditions meilleures et favorables au salut. Car Dieu n’est pas injuste pour oublier votre action, ni l’amour que vous avez montré pour son nom par les services que vous avez rendus et que vous rendez encore aux saints. (Hébreux 6.4-10)

Ces versets nous parlent d’un endurcissement alors que les personnes avaient été exposées aux choses spirituelles.

L’auteur n’insinue pas que le salut se perd. Les versets 7 et 8 (Hébreux 6.7-8) doivent nous en convaincre.

Quant à ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste et sont devenus participants à l’Esprit Saint, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, (Hébreux 6.4-5)

Ce qui est dit aux versets 4 et 5 (Hébreux 6.4-5) est illustré au verset 7 (Hébreux 6.7) par le fait de recevoir des pluies fréquentes. Le verset 8 (Hébreux 6.8) compare ceux qui ont rejeté à une terre qui n’a produit que des épines et des chardons. Si le salut se perdait, c’est que des personnes se seraient réellement converties, qu’elles auraient produit de bons fruits, puis, après un certain temps, ces personnes feraient marche arrière pour renier la foi.

Le texte ne dit pas que les personnes en question ont produit de bons fruits, au contraire :

En effet, lorsqu’une terre abreuvée de pluies fréquentes produit des plantes utiles à ceux pour qui elle est cultivée, elle a part à la bénédiction de Dieu. Mais si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée, près d’être maudite, et finit par être brûlée. (Hébreux 6.7-8)

Donc, le péché contre le Saint-Esprit ne peut être commis par un chrétien.

Daniel Durand, pasteur
20 septembre 2017

Prédicateur invité

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