De belles promesses devant nous, Jean 14.16-19

« Comme nous l’avons vu, les promesses de Dieu sont tellement glorieuses pour nous. Elles nous assurent que, si notre passé est caractérisé par le péché et la mort, par la déroute et la faillite, notre avenir est une éternité heureuse. Frères et sœurs, nous étions immigrants, veuves et orphelins, mais en Jésus-Christ, nous avons une terre à nous. Les nouveaux cieux et nouvelle terre font partie de notre héritage. Nous ne sommes plus veuves : nous sommes mariés à Jésus-Christ, le meilleur mari qui soit. Il a tout fait pour nous. Il s’est livré, il a subi à notre place la pire mort qui soit, la colère de Dieu. Il est ressuscité. Il nous prépare une place afin que nous soyons avec lui pour l’éternité. Il nous aime tellement qu’il fait de nous, l’Église, son épouse. Notre veuvage est terminé. Nous ne sommes plus orphelins. Nous avons un Père tendre et secourable, un Père qui nous a élus avant la fondation du monde, un Père qui nous ouvre sa maison, un Père qui a réservé une place pour nous à sa Table. »

 

Introduction

Nous continuons ce matin dans l’évangile de Jean, avec les versets 17 à 19 du chapitre 14.

Texte biblique

et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur qui soit éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure près de vous et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens vers vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez parce que moi je vis, et que, vous aussi, vous vivrez. (Jean 14.16-19)

Que le Seigneur bénisse sa Parole en nous. Prions…

Exposé

Jésus continue de préparer ses disciples à son départ imminent. En fait, ce qui est décrit depuis le début du chapitre 13 (Jean 13) se passe dans la même semaine que sa crucifixion. Les propos que nous venons de lire ont été prononcés dans la nuit du jeudi au vendredi, donc la nuit précédant sa mort.

Contraste

Jésus présente un contraste. Au verset 17 (Jean 14.17), il dit que le monde ne peut recevoir l’Esprit de vérité et il ajoute que ses disciples le connaissent déjà. Les Écritures comportent plusieurs affirmations selon lesquelles l’homme pécheur est incapable de se tourner vers Dieu. Ce n’est que par l’Esprit que l’homme peut dire : « Jésus est Seigneur ». Seuls ceux qui ont reçu l’Esprit de Dieu peuvent reconnaître la seigneurie du Christ. Il y a environ quatre ans, j’ai lu un débat entre un théologien et un scientifique athée. Le théologien a démontré l’incohérence de celui qui tente d’expliquer les réalités de la vie sans reconnaître qu’il y a un Dieu derrière tout cela. Malgré une présentation sans faille du théologien, le scientifique athée n’a jamais reconnu. Il n’y a que celui qui a l’Esprit de Dieu qui a cette intention, ce désir de connaître Dieu, d’approfondir la révélation. Celui qui n’a pas l’Esprit de Dieu ne peut connaître Dieu. On peut se demander pourquoi Jésus précise que le monde ne peut recevoir l’Esprit de Dieu. Est-ce possible que ce soit pour rappeler aux disciples, et donc, pour nous rappeler que si nous croyons, si nous sommes habités par l’Esprit de Dieu, c’est parce que le Seigneur a fait une œuvre en nous? Est-ce possible que ce soit aussi pour nous rappeler que la mission que le Seigneur confie à son Église n’est possible que par l’action souveraine de Dieu? Combien il est important de se rappeler ces choses, frères et sœurs! Le Seigneur nous confie la mission de faire connaître son nom à nos enfants, à nos proches, à nos collègues, à nos voisins, mais le résultat est entre ses mains : Lui seul a le pouvoir de rendre efficace ce que nous enseignons, ce que nous prêchons. Au verset 19 (Jean 14.19), le contraste se poursuit : le monde ne verra plus Jésus, mais les disciples le verront. Par l’Esprit de Dieu, le croyant voit Jésus, non pas avec sa rétine, mais avec les yeux de la foi.

Promesses

Nous avions vu il y a quelques semaines que Jésus promet des choses glorieuses à ses disciples en lien avec son départ. Il a promis qu’il allait leur préparer une place dans la maison de son Père. Il a promis que ses disciples allaient faire non seulement les mêmes œuvres que lui, mais aussi de plus grandes, faisant référence à l’expansion du christianisme dans le monde païen. Ensuite, Jésus a promis que tout ce que ses disciples allaient demander selon sa volonté, il leur donnerait. Puis, Jésus promet l’envoi du Saint-Esprit, le Consolateur. Maintenant, Jésus, qui vient d’annoncer son départ, leur dit qu’ils vont pouvoir le voir.

Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez parce que moi je vis, et que, vous aussi, vous vivrez. (Jean 14.19)

Si quelqu’un vient à vous afin d’être consolé, le fait qu’il aille vers vous signifie beaucoup. Votre présence est importante. Il y a aussi plusieurs gestes que vous pouvez poser afin de le consoler. Il peut y avoir des gestes d’affection afin de montrer votre sensibilité et votre compassion à la personne. Vous pouvez rassurer la personne par des paroles appropriées. Vous pouvez l’aider en fonction de ses besoins : ça peut être financier, ça peut être de conduire la personne à la clinique. En fonction de la situation qui perturbe la personne, vous allez certainement tenter de soulager sa douleur. Vous pouvez aussi encourager la personne en lui disant que la situation est temporaire et que les choses iront mieux ensuite. C’est ce que le Seigneur Jésus fait avec ses disciples qui sont perturbés, troublés, voire angoissés par son départ imminent. La situation des disciples sera encore plus pénible lorsque le moment sera venu : ils auront peur, ils fuiront et Pierre ira même jusqu’à renier trois fois son Maître, qu’il aimait pourtant beaucoup. Malgré le fait que Jésus connaît non seulement l’angoisse de ses disciples mais aussi leur réaction de peur qu’ils auront lorsque Jésus sera arrêté, Jésus les rassure tendrement. Jésus les rassure en leur rappelant son amour profond pour eux.

Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime. Celui qui m’aime sera aimé de mon Père, moi aussi je l’aimerai et je me manifesterai à lui. (Jean 14.21)

Certains diront que c’est un amour conditionnel, puisque Jésus dit qu’il aime ceux qui gardent ses commandements. Cette pensée oublie que c’est le Seigneur qui nous donne d’aimer sa loi et de garder ses commandements. Nous pouvons dire que son amour est conditionnel, mais c’est le Seigneur qui fait en sorte que nous remplissons la condition.

Pas orphelins

J’en avais parlé il y a quelques semaines, mais je reviens quand même sur ce point. Dans la loi de Dieu, prendre soin de l’immigrant, de la veuve et de l’orphelin était l’expression la plus forte de l’obéissance à Dieu.

Tu ne porteras pas atteinte au droit de l’immigrant et de l’orphelin, et tu ne prendras pas en gage le vêtement de la veuve. Tu te souviendras que tu as été esclave en Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a libéré; c’est pourquoi je te donne cet ordre à mettre en pratique. Quand tu feras la moisson de ton champ et que tu auras oublié une gerbe dans le champ, tu ne retourneras pas la prendre : elle sera pour l’immigrant, pour l’orphelin et pour la veuve, afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse dans toute l’œuvre de tes mains. Quand tu secoueras tes oliviers, tu ne cueilleras pas ensuite ce qui reste; ce sera pour l’immigrant, pour l’orphelin et pour la veuve. Quand tu vendangeras ta vigne, tu ne grappilleras pas ensuite ce qui reste; ce sera pour l’immigrant, pour l’orphelin et pour la veuve. Tu te souviendras que tu as été esclave dans le pays d’Égypte; c’est pourquoi je te donne cet ordre à mettre en pratique. (Deutéronome 24.17-22)

En fait, l’immigrant, la veuve et l’orphelin étaient trois situations précaires. En Israël, il était impossible d’avoir une terre si on était immigrant, veuve ou orphelin. L’immigrant n’avait pas le droit de se procurer une terre, puisque celle-ci devait demeurer au sein de la tribu. On se rappellera que le territoire d’Israël avait été partagé par tribu sous Josué. La veuve devait se remarier pour bénéficier d’une terre. Elle n’était plus considérée comme veuve si elle se remariait. La loi de Dieu demandait que les Israélites prennent soin de l’immigrant, de la veuve et de l’orphelin. Lorsque les Israélites ramassaient les produits du sol, ils devaient en laisser pour l’immigrant, la veuve et l’orphelin. Pour cueillir les olives, ils secouaient les branches d’olivier pour que les olives tombent, mais celles qui n’étaient pas tombées devaient être laissées sur les branches afin que l’immigrant, la veuve et l’orphelin puissent venir les cueillir à la main. Quand c’était, par exemple, des épis, ce qui tombait par terre ne devait pas être ramassé, mais laissé sur place pour l’immigrant, la veuve et l’orphelin. Cette loi démontrait que le Seigneur a compassion pour ceux qui souffrent. Nous avons déjà vu que le mot « miséricorde » est composé de deux racines : la première vient du mot « misère »; la deuxième, cordia, vient du mot « cœur ». De là vient le mot « cordial ». Dieu a un cœur pour les misérables. L’œuvre du Christ va tellement plus loin que la loi accordait : nous sommes tous des immigrants dans le royaume de Dieu. Personne n’est né dans le royaume du Fils de Dieu, puisque nous avons été transportés du royaume de ténèbres au royaume du Fils de Dieu. Aussi, nous sommes tous des veuves et des orphelins. Nous sommes tous dans la situation des veuves et des orphelins : nous n’avions rien et nous ne pouvions compter que sur la générosité du Seigneur, de la même manière que l’immigrant, la veuve et l’orphelin ne pouvaient compter que sur la générosité des propriétaires des terres. La beauté du salut, c’est que, quand le Seigneur nous sauve, il fait de nous ses enfants. Nous ne sommes plus orphelins. Il nous marie au Christ, puisque l’Église est son épouse. Nous ne sommes plus veufs. Il fait des nous des citoyens à part entière de son royaume. Nous ne sommes plus traités comme de simples immigrants. Le Fils est l’héritier de toute chose et il partage son héritage avec nous.

Et si vous êtes à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. (Galates 3.29)

Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ […] (Romains 8.17)

Imaginez l’enfant qui est sans parents, qui vit dehors condamné à la mendicité. Un jour, un couple se penche vers cet enfant et lui dit : « Ton malheur est fini, tu as une place dans notre maison, une chambre préparée toute pour toi. Tu n’es plus orphelin. En plus, il y a une grande famille qui t’attend. Tu as maintenant une famille. Dorénavant, tu n’auras plus à subir les nuits froides et humides dehors. Tu seras au chaud, en sécurité. Ton malheur est terminé. » Le Seigneur dit qu’il ne nous laissera pas orphelins. Quelle promesse! Nous ne sommes peut-être pas encore dans la maison paternelle, mais il a fait de nous sa maison. Nous sommes son temple, mais le Seigneur nous prépare une place dans la maison de son Père. Notre filiation à Dieu n’est pas identique à celle du Fils de Dieu. Le Fils est Fils par nature. Il est Dieu. Il est le Fils éternel du Père. Nous, nous ne sommes pas des fils naturels, mais des fils adoptés. Par contre, notre statut de fils adoptés découle du statut de Fils éternel.

Et parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba! Père! (Galates 4.6)

Paul aurait pu dire que Dieu a envoyé son Esprit, ou l’Esprit saint. Il précise :

 […] parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba! Père! (Galates 4.6)

Nous n’avons pas une filiation de second degré, mais une filiation pleine et entière partageant le même héritage que le Fils éternel de Dieu, ayant une même proximité avec Dieu. Ayant la même relation, la même intimité avec Dieu.

La résurrection du Christ

Une autre promesse, c’est que Jésus va ressusciter. Lorsque Jésus dit au verset 19 que le monde ne le verra plus (Jean 14.19), il fait référence au fait qu’il va mourir et que son ministère terrestre sera terminé. Il ne se montrera plus au monde, mais après sa résurrection, il va d’abord apparaître seulement aux chrétiens.

Je vous ai transmis, avant tout, ce que j’avais aussi reçu : Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures, et il a été vu par Céphas, puis par les douze. Ensuite, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont décédés. Ensuite, il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres. Après eux tous, il s’est fait voir à moi comme à l’avorton. (1 Corinthiens 15.3-8)

Ceci a tout pour encourager les disciples : Jésus quitte, mais ce n’est pas un abandon. Comme le dit la chanson, « ce n’est qu’un au revoir, mon frère. » Imaginez un seul instant si Jésus n’était pas ressuscité, si Jésus était demeuré dans la mort : notre religion serait comme toutes les autres, c’est-à-dire vide et inutile, que des illusions. Le christianisme se démarque de plusieurs façons et une d’elles, c’est que Jésus-Christ est ressuscité. Il est passé par la mort de la croix, subissant le jugement de Dieu que son peuple mérite. Il l’a subi afin que nous ne le subissions pas. Jésus est ressuscité et, même si nous ne le voyons pas de nos yeux, nous savons qu’il est là. La résurrection du Christ nous assure que le tournant décisif a été fait. La création a maintenant un roi sacrificateur à la fois Dieu et en même temps pris parmi les hommes, Jésus-Christ. La résurrection du Christ nous assure aussi que la nouvelle création est bel et bien inaugurée.

La résurrection des disciples

La prochaine promesse découle de la précédente. Il s’agit de la résurrection de tous les disciples.

Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez parce que moi je vis, et que, vous aussi, vous vivrez. (Jean 14.19)

Imaginez que le Christ soit ressuscité, mais qu’il ne ressuscite personne avec lui, son plan serait bien pauvre. Le Seigneur veut être loué, glorifié par son peuple.

Que gagnes-tu à verser mon sang, à me faire descendre dans le gouffre? La poussière te célébrera-t-elle? Racontera-t-elle ta vérité? (Psaumes 30.10)

Si le Seigneur avait voulu laisser tous les hommes dans la mort, il n’aurait pas eu besoin d’envoyer son Fils. Le ministère de Jésus-Christ n’a de sens que parce qu’il est venu donner la vie, pas seulement démontrer qu’il est la vie, mais aussi la donner. La mort ne célèbre pas Dieu. Ceux qui sont morts ne servent pas Dieu. Frères et sœurs, la vie que Dieu nous donne est pour que nous le servions et le célébrions. Ce n’est pas une deuxième vie afin que nous la gaspillions comme la première : c’est une nouvelle vie afin que nous marchions en nouveauté de vie. C’est une vie ancrée, enracinée dans la vie du Christ. C’est beaucoup plus que de simplement suivre un bon exemple. C’est beaucoup plus que l’adhésion à une nouvelle philosophie de vie. La vie nouvelle, c’est le Christ qui vit en nous. Paul a pu dire :

Je suis crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ, qui vit en moi; ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. (Galates 2.20)

C’est une autre promesse que le Christ a faite à ses disciples : non seulement le Christ allait ressusciter, mais cette nouvelle vie, il la communique à tous les disciples. Chers frères et chères sœurs, prenons conscience que nous avons la vie du Christ, la vie du Ressuscité, en nous. Dans le contexte de Jean 13 à 16 (Jean 13-16), Jésus parle de cela comme d’un évènement tout près. La raison est que la résurrection est en deux étapes. Lorsque le Seigneur nous sauve, il commence par nous régénérer, nous faire naître à nouveau.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. (Jean 5.24)

Jésus ne dit pas qu’ils passeront de la mort à la vie, mais que ceux qui écoutent sa parole et qui croient sont passés de la mort à la vie. Nous sommes déjà ressuscités en esprit.

Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. (Colossiens 3.1)

Au retour du Christ, nos corps ressusciteront.

Bien plus : nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, […] (Romains 8.23)

Avoir les prémices de l’Esprit, c’est la régénération. C’est là que débute la nouvelle créature en nous, mais ce n’est pas complet.

[…] nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. (Romains 8.23)

Notre corps doit connaître le passage de la mort à la vie, c’est-à-dire que nous allons mourir pour ressusciter un jour. Paul dit que nous attendons cette rédemption. Notre corps désigne plus que la partie charnelle de notre être. C’est notre condition humaine. Nos pensées, nos cœurs sont encore marqués par le péché. Cette vérité devrait remplir nos cœurs de reconnaissance, de gratitude. La mort du Christ fait que nous ne subirons pas les horreurs de la mort. Peut-être que nous avons peur de la mort, peur des souffrances qui peuvent la précéder, mais là ne sont pas les horreurs de la mort. Les horreurs de la mort, c’est ce qui est subi par ceux qui meurent sans le Christ. Ils traversent et, aussitôt traversés, ils constatent la stupidité qu’ils ont démontrée de ne pas avoir cru. Dans ce qui semble être une parabole, le Seigneur nous dit rappelle ceci :

Le pauvre mourut et fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut et fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, en proie aux tourments, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein. Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre dans cette flamme. Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie et que de même Lazare a eu les maux, maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. En plus de tout cela entre nous et vous se trouve un grand abîme afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous ne puissent le faire, et qu’on ne parvienne pas non plus de là vers nous. (Luc 16.22-26)

Application

Dans les versets que nous avons lus, alors que Jésus prépare ses disciples à son départ, il leur fait des promesses. Dans toutes les Écritures, nous voyons que le Seigneur fait des promesses à son peuple afin que celui-ci regarde en avant et surtout regarde vers son Dieu qui a fait ces promesses. Dès la chute, le Seigneur a fait cette promesse :

Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : Celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui écraseras le talon. (Genèse 3.15)

Depuis, le Seigneur n’a cessé de faire des promesses à son peuple : promesse de terre bénie, de descendance, d’abondance, de délivrance du péché, promesse du pardon, etc. Si on devait résumer les promesses en une seule expression, nous pourrions dire que Dieu promet une vie meilleure et parfaite. La notion de promesse nous dit ceci : notre condition actuelle est temporaire. Dieu n’a pas dit son dernier mot sur nous. Il y a un avenir prometteur et glorieux qui attend les enfants de Dieu. Les épreuves vont passer. Ce sont de gros nuages qui marquent nos cieux. Parfois, il y en a plus, parfois moins. Parfois, ces nuages grondent, mais un jour, tous ces nuages se dissiperont parce que nous serons entrés dans la phase finale du salut. La notion de promesse nous montre aussi que nous avons besoin de cela pour persévérer. Nous savons que les moyens de grâce sont l’Église, la Parole de Dieu et la prière. Les promesses sont rapportées dans la Parole de Dieu. Alors que nous traversons ce désert de monde, nous sommes encouragés par les promesses de Dieu que seuls les yeux de la foi peuvent percevoir. Nous acceptons les souffrances actuelles, parce que nous savons que l’avenir sera différent. Nous avons besoin des promesses de Dieu. Nous avons besoin aussi de savoir que le péché, qui est présentement pratiqué, cessera. Le Seigneur mettra fin à la pratique du péché. En enfer, il y aura des pécheurs. Même s’ils ressusciteront, ils ne seront pas glorifiés, mais ils ne pourront plus pratiquer leur péché. De la même façon qu’un criminel en prison demeure un criminel, mais ne peut plus pratiquer ses crimes. Les promesses de Dieu nous alimentent. Nous en avons besoin pour persévérer, mais aussi pour grandir. La notion de promesse de Dieu nous donne de nous attendre à Dieu, de dépendre de lui. Le Seigneur est en train de renforcir notre lien de dépendance à lui. Comme nous l’avons vu, les promesses de Dieu sont tellement glorieuses pour nous. Elles nous assurent que, si notre passé est caractérisé par le péché et la mort, par la déroute et la faillite, notre avenir est une éternité heureuse. Frères et sœurs, nous étions immigrants, veuves et orphelins, mais en Jésus-Christ, nous avons une terre à nous. Les nouveaux cieux et nouvelle terre font partie de notre héritage. Nous ne sommes plus veuves : nous sommes mariés à Jésus-Christ, le meilleur mari qui soit. Il a tout fait pour nous. Il s’est livré, il a subi à notre place la pire mort qui soit, la colère de Dieu. Il est ressuscité. Il nous prépare une place afin que nous soyons avec lui pour l’éternité. Il nous aime tellement qu’il fait de nous, l’Église, son épouse. Notre veuvage est terminé. Nous ne sommes plus orphelins. Nous avons un Père tendre et secourable, un Père qui nous a élus avant la fondation du monde, un Père qui nous ouvre sa maison, un Père qui a réservé une place pour nous à sa Table.

Que le Seigneur nous donne d’être encouragés par ses glorieuses promesses. Nous allons prier avant le prochain cantique.

Daniel Durand, pasteur
6 mai 2018

Prédicateur invité

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