Considérations sur l’amour de Dieu, Jean 17.25-26

« L’amour vient donner l’angle voulu par Dieu pour toute autre vertu. À l’inverse, ne considérons que l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain. Nous trouverons tous les autres aspects de facto. Celui qui comprend qu’il est aimé du Père depuis toute éternité et que cet amour ne cessera jamais, ni dans ce monde, ni dans le monde à venir, ne peut que trouver la pleine joie en même temps. Il ne peut que trouver la paix aussi : si Dieu l’aime autant, puisque Dieu est Dieu, cette personne va voir en son Père céleste le refuge parfait. Parce que son Père l’aime, il découvre la paix. Un Père qui pardonne totalement nous procure une grande paix. Celui qui médite sur l’amour de Jésus-Christ pour son Église va désirer la sainteté. En effet, Jésus-Christ nous a sortis de notre péché et il nous donne une nouvelle vie : la sienne. Il nous donne une vie sans péché. La réaction normale est de rechercher la sainteté dans nos vies. »

 

Introduction

Nous poursuivons aujourd’hui dans l’évangile de Jean, avec les deux derniers versets du chapitre, versets qui terminent la prière sacerdotale :

Père juste, le monde ne t’a pas connu ; mais moi, je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi, je sois en eux. (Jean 17.25-26)

Que le Seigneur bénisse sa Parole. Nous allons prier.

Exposé

Caractéristiques des chrétiens

Jésus termine sa prière sacerdotale en revenant sur l’amour. Nous savons que les caractéristiques des chrétiens sont multiples. Les chrétiens sont décrits comme :

  • ceux qui ont reçu l’amour de la vérité;
  • ceux qui ont renoncé à leur vie passée;
  • ceux qui reconnaissent la seigneurie du Jésus-Christ et qui lui obéissent;
  • ceux en qui la loi de Dieu a été écrite et qui prennent donc plaisir dans la loi de Dieu;
  • des personnes qui ont été transportés du royaume des ténèbres pour appartenir au royaume de lumière;
  • ceux qui reçoivent la paix et la joie du Christ.

Il y a une caractéristique qui est aussi très importante pour décrire les chrétiens : ils ont en eux l’amour de Jésus-Christ.

La foi, l’espérance et l’amour

Il y a une section du chapitre 13 de la première épître de Paul aux Corinthiens (1 Corinthiens 13) qui est consacré à présenter ce qu’est l’amour selon Dieu. C’est dans les chapitres où Paul enseigne sur les dons du Saint-Esprit. Les chapitres 12 à 14 de cette épître traitent des dons du Saint-Esprit. Au beau milieu de cet exposé, Paul nous dit que les vertus que sont la foi, l’espérance et l’amour vont perdurer, alors que les dons disparaissent. Paul affirme que maintenant 3 choses demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, alors que les dons disparaissent. Donc, les vertus perdurent, alors que les dons disparaissent. Dans ces trois vertus, nous lisons ceci en 1 Corinthiens 13.13 :

Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande, c’est l’amour. (1 Corinthiens 13.13)

La foi et l’espérance vont disparaître aussi lors du retour de Jésus-Christ. En Romains 8.24-25, nous lisons :

Car c’est en espérance que nous avons été sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. (Romains 8.24-25)

Autrement dit, l’espérance est le fait d’attendre avec confiance les promesses futures, mais lorsque nous serons entrés dans le tout des promesses, il n’y aura plus lieu d’espérer; même phénomène pour la foi :

Nous sommes donc toujours pleins de courage et nous savons qu’en demeurant dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue. (2 Corinthiens 5.6-7)

Paul affirme que dans notre corps actuel, nous marchons par la foi et non par la vue. Lorsque le Seigneur reviendra, nous le verrons tel qu’il est. Nous ne marcherons plus par la foi mais par la vue.

Un verset traite de la foi et de l’espérance et est en lien avec ce que je viens de vous dire :

Or la foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. (Hébreux 11.1)

La foi et l’espérance forment un duo inséparable. Dans le reste du chapitre 11 de l’épître aux Hébreux (Hébreux 11), il y a beaucoup d’exemples d’hommes de Dieu qui ont abandonné par la foi des choses, celles qu’ils voyaient et qu’ils possédaient dans le présent, pour s’approprier celles qu’ils ne voyaient pas et qui les attendaient dans le futur, mais pour l’amour, il ne disparaîtra jamais :

L’amour ne succombe jamais. (1 Corinthiens 13.8)

Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande, c’est l’amour. (1 Corinthiens 13.13)

Donc, les vertus surpassent les dons. Parmi les vertus, l’amour est au-dessus de toutes les autres vertus puisque seul l’amour ne succombera jamais. C’est important pour nous de saisir l’importance de cette vertu. La foi pointe vers ce que Jésus-Christ fait pour moi, l’espérance pointe vers les promesses futures et l’amour me demande de me tourner vers le Seigneur et vers mes frères et sœurs.

Résume la loi

L’amour vient résumer tous les commandements :

En effet les commandements: Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne rendras pas de faux témoignage, tu ne convoiteras pas, et tout autre commandement se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Romains 13.9)

L’amour accomplit tous les commandements :

Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Galates 5.14)

L’amour est le nouveau commandement du Seigneur :

Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. (Jean 13.34-35)

En réalité, ce commandement n’est pas nouveau. Lévitique 19.18 disait déjà :

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (Lévitique 19.18)

Ce qui est nouveau, c’est le modèle. Nous devons nous aimer les uns les autres comme le Christ nous a aimés. Jésus avait présenté d’autres aspects de la vie chrétienne. Il avait enseigné sur la joie, la sainteté, l’unité, etc. Je vous partage le raisonnement de James Montgomery Boice dans son commentaire. Pour voir l’importance de l’amour, il fait ressortir ce que seraient les autres aspects, c’est-à-dire la joie, la paix, la sainteté, l’unité, etc., s’ils étaient privés de l’amour. Par exemple :

  • Que serait la joie sans l’amour ? On tombe dans l’hédonisme, c’est-à-dire la soif du plaisir de la vie.
  • Que pourrait être la paix sans l’amour ? Ce serait de l’isolement les uns des autres, un peu comme dans l’expression « fiche-moi la paix », une paix sans relation, une paix froide, une paix dans l’indifférence de l’autre.
  • Que serait la sanctification sans l’amour ? Inévitablement, chacun irait avec sa propre justice. C’est l’autojustification, parce que, si je recherche la sanctification sans qu’elle s’inscrive dans mon amour pour Dieu, c’est ce qui arrive.
  • Que serait la vérité sans l’amour ? Une simple curiosité intellectuelle ou, encore, une orthodoxie sans vie.
  • Que serait la mission sans l’amour ? Une sorte d’impérialisme où l’Église ne cherche plus à gagner les âmes à Jésus-Christ, mais à simplement grossir ses rangs.
  • Que serait l’unité sans l’amour ? Une tyrannie dans une Église qui imposerait l’uniformité sans aucun souci pour chacun.

L’amour vient donner l’angle voulu par Dieu pour toute autre vertu. À l’inverse, ne considérons que l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain. Nous trouverons tous les autres aspects de facto. Celui qui comprend qu’il est aimé du Père depuis toute éternité et que cet amour ne cessera jamais, ni dans ce monde, ni dans le monde à venir, ne peut que trouver la pleine joie en même temps.

Il ne peut que trouver la paix aussi : si Dieu l’aime autant, puisque Dieu est Dieu, cette personne va voir en son Père céleste le refuge parfait. Parce que son Père l’aime, il découvre la paix. Un Père qui pardonne totalement nous procure une grande paix. Celui qui médite sur l’amour de Jésus-Christ pour son Église va désirer la sainteté. En effet, Jésus-Christ nous a sortis de notre péché et il nous donne une nouvelle vie : la sienne. Il nous donne une vie sans péché. La réaction normale est de rechercher la sainteté dans nos vies :

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui le Seigneur est pur. (1 Jean 3.2-3)

La vérité vient aussi inévitablement avec l’amour. En considérant l’amour que j’ai reçu de Dieu, je vais l’aimer. Qui n’aimerait pas quelqu’un qui a donné sa vie pour lui et qui lui offre le plus bel héritage ? Quand on aime vraiment quelqu’un, on veut le connaître davantage. Notre amour de la Parole de Dieu doit venir de l’amour que nous avons pour Dieu. Nous désirons connaître celui qui nous aime, celui avec qui nous allons passer l’éternité.

Quand on aime sa Parole et qu’on aime les autres, ça nous conduit à la mission et l’évangélisation. La mission et l’évangélisation, ce n’est rien d’autre que la manifestation de notre amour pour les perdus. Nous devons les aimer tellement que nous ne pouvons accepter qu’ils soient perdus sans leur annoncer l’évangile. Notre amour pour les frères et sœurs, c’est-à-dire pour ceux que Dieu a aimés du même amour dont il nous aime, nous conduit à l’unité. Nous allons désirer vivre unis à nos frères et sœurs. En fait, si nous aimons Jésus-Christ, nous allons vouloir l’unité avec ceux qui sont aussi unis à lui. L’amour, frères et sœurs, est la vertu par excellence. C’est au point où, lorsque nous péchons, nous pouvons nous demander en quoi nous avons péché, mais nous devons creuser suffisamment pour voir en quoi nous n’avons pas aimé le Seigneur ou notre prochain.

Nous avions déjà vu que les chapitres 13 à 17 constituent les derniers moments de Jésus avec ses disciples. Cette section ouvre avec ceci :

Avant la fête de Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde au Père, Jésus, qui avait aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême. (Jean 13.1)

Il termine par cette prière :

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi, je sois en eux. (Jean 17.26)

Ce qui a poussé Jésus à aller à la croix, c’est son amour extrême pour nous et, juste avant d’être arrêté, sa dernière prière pour nous fut que l’amour de Dieu soit en nous.

La source de l’amour

Ce verset nous parle de la source de l’amour. Il y a bien une sorte d’amour chez les hommes, mais ce n’est pas la même chose. L’amour chez les hommes est mélangé à de l’intérêt personnel, de l’égoïsme, un désir de valorisation. Il y a des attentes que je qualifierais d’inégales, c’est-à-dire que, dans une relation, chacun attend plus de l’autre que ce qu’il exige de lui-même. Quelqu’un a déjà dit que plusieurs qui désirent se marier n’aiment pas vraiment l’autre. C’est plutôt « Je m’aime et je te veux pour ce que tu peux m’apporter ». L’amour pur ne se trouve pas chez les humains. L’amour pur doit venir de celui qui est amour, c’est-à-dire Dieu :

Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. (1 Jean 4.16)

Jean ne dit pas que Dieu a de l’amour mais que Dieu est amour. L’amour que nous pouvons manifester comme chrétien n’est pas un amour humain : c’est l’amour de Dieu, c’est Dieu lui-même :

Or, l’espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. (Romains 5.5)

La condition à l’amour

Jean 17.25-26 nous parle aussi de la condition préalable à l’amour :

Père juste, le monde ne t’a pas connu ; mais moi, je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi, je sois en eux. (Jean 17.25-26)

Quand on rédige une dissertation universitaire, un article ou un livre, une des consignes est d’éviter les répétitions de mots. Il faut varier et trouver des synonymes. Ici, ce n’est pas ce que nous voyons. Il y a une insistance voulue sur la connaissance : pour vivre l’amour de Dieu, nous devons connaître Dieu, nous devons connaître son Fils, nous devons connaître les œuvres du Père et celles du Fils.

Connaître Dieu, c’est connaître la nature de Dieu qui est caractérisée par l’amour. Celui qui n’aime pas révèle tout simplement qu’il ne connaît pas Dieu :

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. (1 Jean 4.7-8)

Paul dit en Romains 1.21 concernant tous les hommes sans exception qu’ils ont connu Dieu, alors que Jean (1 Jean 4.8) nous dit que celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu. C’est un bel exemple qu’un mot n’a pas toujours le même sens partout. Il y a un champ sémantique qui varie d’un auteur à l’autre et même chez le même auteur. Jean 3.16 nous dit que Dieu a tant aimé le monde et le même Jean nous dit dans une épître « N’aimez pas le monde ». C’est le même verbe grec « aimer », et le même nom grec pour « monde ». Connaître l’amour de Dieu passe par la connaissance de l’œuvre de Jésus à la croix.

L’Ancien Testament

Avant la croix, nous devons considérer comment le Seigneur a révélé son amour dans l’Ancien Testament. Dieu a toujours démontré son amour pour son peuple. Il a sauvé Noé et sa famille. Il a sauvé Abraham qui crut, ce qui lui fut compté comme justice. Il a sauvé Loth de Sodome et Gomorrhe. Il a sauvé son peuple d’Égypte. Il a fait entrer son peuple en Canaan. Il a envoyé des juges en Israël pour délivrer son peuple qui retournait dans son péché. Il a placé sur son peuple le roi David, un roi selon le cœur de Dieu.

Il a envoyé des prophètes pour avertir le peuple de la menace du jugement si le peuple persistait à abandonner la loi de Dieu, mais aussi, ces prophètes ont tous annoncé la venue du messie. Lorsque le peuple fut déporté, Dieu a sauvé un reste, c’est-à-dire une faible partie d’Israël, alors que tout le peuple aurait dû être éliminé. L’Ancien Testament fait ressortir la patience de Dieu et son amour pour son peuple. C’est à son peuple que Dieu a dit en Deutéronome 32.9-10 :

Car le partage de l’Éternel, c’est son peuple, Jacob est sa part d’héritage. Il l’a trouvé dans un pays désert, dans un chaos hurlant et aride ; il l’entourait, il en prenait soin, il le gardait comme la prunelle de son œil. (Deutéronome 32.9-10)

Y a-t-il déjà eu quelqu’un dans votre vie qui vous a dit que vous êtes comme la prunelle de son œil ? Dieu a exprimé et manifesté son amour pour Israël dans toutes les pages de l’Ancien Testament, non pas que cette nation était plus agréable que les autres :

Ce n’est point parce que vous surpassez en nombre tous les peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous et qu’il vous a choisis, car vous êtes le moindre de tous les peuples. Mais parce que l’Éternel vous aime, parce qu’il a voulu tenir le serment qu’il avait fait à vos pères, l’Éternel vous a fait sortir à main forte, vous a libérés de la maison de servitude, de la main du Pharaon, roi d’Égypte.  (Deutéronome 7.7-8)

Toutes ces marques d’amour de Dieu dans l’Ancien Testament prennent tout leur sens dans l’amour de Dieu manifesté à la croix. Ce n’est pas que Dieu aime l’Église plus qu’il a aimé Israël. En fait, Dieu a toujours eu un seul peuple. L’Église, c’est l’éclosion de ce qui se préparait en Israël. C’est par amour pour Israël que Dieu a envoyé le messie et ce sont tous les vrais Juifs, ceux qui ont cru, qui ont formé l’Église à laquelle sont greffés tous les élus, qu’ils soient d’origine juive ou païenne.

La croix

Autrement dit, l’amour de Dieu nous est révélé dans la personne de Jésus-Christ :

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi, je sois en eux. (Jean 17.26)

Déjà que Dieu s’incarne dans la personne de son Fils est une preuve d’amour. Dieu s’est abaissé pour nous sauver. Le Fils a vécu durant 33 années sans jamais pécher, mais c’est dans son ministère public qui débuta à l’âge de 30 ans selon Luc 3.23 que Jésus a manifesté la nature du Père de sorte que, pour connaître le Père, nous devons connaître le Fils. Tout ce que le Fils a fait durant son ministère révélait l’amour de Dieu pour nous, comme lorsqu’il est allé vers les plus démunis, vers les malheureux, vers les malades pour améliorer leurs vies. Il nous disait que nous sommes démunis, nous sommes malheureux, nous sommes malades et nous avons besoin de son secours. C’est par amour pour les siens que Jésus est allé vers ces personnes. Il reflétait l’amour de son Père pour nous. Quand Jésus a enseigné, son désir était que nous connaissions son Père, qui désire que nous le connaissions afin d’être en relation avec lui. La croix est la plus grande démonstration de l’amour de Dieu pour nous :

Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous.  (Romains 5.8)

Dans toutes les religions païennes, dans toutes les civilisations, jamais une œuvre manifestant un tel amour a été rapportée. Si vous lisez tous les documents anciens, vous ne trouverez rien comme ça. C’est plutôt le contraire : les religions païennes croyaient pratiquement toutes que les divinités demandaient de sacrifier des leurs, souvent de leurs enfants, pour être apaisées. De plus, il fallait toujours sacrifier du monde parce que les divinités n’étaient jamais satisfaites. C’était toujours à recommencer.

Au contraire, notre Dieu a sacrifié son propre Fils pour expier nos péchés. Il l’a fait une fois pour toutes. La colère de Dieu est définitivement apaisée pour ses élus, et ce, pour l’éternité. Dans les religions anciennes, les divinités aimaient ceux qui aimaient les divinités. Autrement dit, les divinités étaient vues comme favorables aux hommes uniquement si les hommes vénéraient ces divinités.

Comme ces religions sont fausses et ce qu’elles contiennent est le fruit de l’imagination de l’homme, ça nous montre que l’homme ne peut concevoir de lui-même un amour sacrificiel comme Dieu a manifesté en Jésus-Christ. Les hommes ne connaissent pas ce qu’est l’amour véritable parce qu’ils ne connaissent pas le Dieu véritable. L’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ nous dévoile le vrai amour. C’est Dieu seul qui prend l’initiative.

Pour nous, nous aimons, parce que lui nous a aimés le premier. (1 Jean 4.19)

Avec Jésus-Christ, une nouvelle conception de l’amour est entrée dans l’histoire : non seulement Dieu est amour, mais il aime d’un amour extraordinaire, au-delà de tout ce que l’homme peut imaginer. Aucune autre religion ne présente l’amour de Dieu. Comme je l’ai dit, les religions antiques ne croyaient pas en un dieu qui aime. C’était plutôt des divinités susceptibles, capricieuses, qui n’étaient jamais satisfaites et qu’il fallait toujours apaiser par des offrandes allant jusqu’à l’immolation d’enfants.

Notre Dieu, au contraire, est pleinement satisfait de l’offrande de son Fils. Il est patient, lent à la colère et riche en miséricorde. Notre Dieu nous aime tellement qu’il a envoyé son propre Fils mourir à notre place. Nous croyons que Jésus est Dieu et nous pouvons comprendre que Dieu nous aime infiniment, puisque c’est lui qui est venu dans la personne de son Fils pour se sacrifier à notre place.

Puisque Dieu est venu nous sauver, ce grand amour fait que je dois interpréter tout ce qui m’arrive, les épreuves comme les circonstances agréables, les moments de force comme les moments de faiblesse, je vais tout interpréter comme des marques d’affection de Dieu pour moi, parce qu’il n’y a absolument rien qui arrive dans nos vies qui ne s’inscrivent pas dans l’amour de Dieu pour nous. Même les choses difficiles sont là afin que nous apprenions à aimer le Seigneur davantage. Même les épreuves les plus difficiles sont des marques d’amour de Dieu pour nous. Il est très probable que le Seigneur les ait permises afin de nous montrer notre besoin de lui.

Le Saint-Esprit

De nos jours, plusieurs croient que le véritable amour consiste à laisser l’autre vivre comme il l’entend. On aide l’autre s’il a besoin, mais sans plus.

Certaines personnes croient que Dieu existe tout en demeurant convaincu que ce Dieu n’a rien à dire sur les choix de vie des humains. Cette façon de faire n’a rien à voir avec l’amour de Dieu pour nous. L’amour de Dieu ne se limite pas à nous éviter la condamnation et l’enfer. L’amour de Dieu est tel que Dieu nous prend entièrement en main. Il a pris notre destinée en main, c’est-à-dire qu’il nous aime tellement qu’il a changé nos vies. Ce n’est pas aimer l’autre de le laisser continuer sur ses mauvaises voies. Dieu a pris sur lui notre péché en envoyant son Fils, mais ce n’est pas tout. Il a envoyé son Esprit pour faire en nous une œuvre extraordinaire. Son Esprit en nous change nos pensées et nos cœurs. Dieu ne nous livre pas à nous-mêmes : il nous change, il nous transforme.

Quant à nous, frères bien-aimés par le Seigneur, nous devons continuellement rendre grâces à Dieu à votre sujet, car Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. (2 Thessaloniciens 2.13)

Cet amour est tel qu’il nous prendra avec lui pour l’éternité. Frères et sœurs, l’amour de Dieu pour nous est infini et ce n’est qu’en connaissant cet amour, qu’en réalisant la profondeur de cet amour que je vais considérer la sanctification. Je vais vouloir vivre pleinement pour celui qui m’a tellement aimé qu’il a donné son Fils unique pour moi. Je ne voudrai plus vivre pour moi-même, mais pour mon Roi. Je vais aussi aimer mon frère et ma sœur puisque Dieu les aime autant qu’il m’aime. Prenons pleinement conscience de tout l’amour de Dieu pour nous. Il demande la connaissance de Dieu révélé par Jésus-Christ et il nous pousse à la consécration sans limite.

Que le Seigneur vous bénisse.

Daniel Durand, pasteur
12 mai 2019

Prédicateur invité

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