Aliénation et crime

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« Le péché doit aussi être vu comme une aliénation, c’est-à-dire que le pécheur a perdu en Adam le privilège d’avoir Dieu comme ressource des plus grandes bénédictions. L’homme pécheur est séparé de Dieu et, par conséquent, de toutes les bénédictions de Dieu. Il reçoit bien de Dieu la pluie et tous les autres actes de bonté de Dieu dans sa création, mais en ce qui concerne les plus grandes bénédictions, il en est privé. […] En raison de cette aliénation, de cette privation de tout ce qui découle de Dieu, l’homme n’a aucune compétence spirituelle, aucune idée de la vérité. L’homme est incapable de tout bien. Son cœur est incurable : son cœur ne conçoit que de mauvaises pensées. Le verdict de Dieu sur le cœur humain est sans équivoque : l’homme n’est plus l’ombre d’un homme tel que créé par Dieu. […] L’idée du crime situe l’homme par rapport à Dieu. Dieu est saint. Sa loi est sainte, puisqu’elle est l’expression de la parfaite sainteté de Dieu. L’homme pécheur rejette la loi de Dieu. C’est un crime contre Dieu, le crime le plus grave qui soit. Le Seigneur nous a donné sa loi comme unique référence pour définir ce qui est bien ou mal. Par conséquent, transgresser la loi de Dieu, c’est choisir le mal. »

 

Introduction

La dernière fois, nous avions regardé le lien entre la loi de Dieu et la croix. À la croix, Jésus a pris sur lui le châtiment que prévoyait la loi de Dieu. La loi nous condamnait et, selon cette même loi, nous devrions mourir. Jésus est allé à la croix mourir à notre place. Il serait cependant faux de penser qu’il n’y a qu’à la croix où Jésus a accompli la loi. Toute sa vie a été en obéissance parfaite à son Père. L’obéissance implique la loi : cette loi qui demandait d’aimer son prochain, de prendre soin des démunis, Jésus l’a fait. Pour le reste, sur la question de la loi, nous voyons ce sujet lors de l’école du dimanche. Si vous ne pouvez y être, vous pouvez consulter nos enseignements sur notre site Internet. La loi révèle donc le péché; la croix révèle la gravité du péché.

Une aliénation

Le péché doit aussi être vu comme une aliénation, c’est-à-dire que le pécheur a perdu en Adam le privilège d’avoir Dieu comme ressource des plus grandes bénédictions. L’homme pécheur est séparé de Dieu et, par conséquent, de toutes les bénédictions de Dieu. Il reçoit bien de Dieu la pluie et tous les autres actes de bonté de Dieu dans sa création, mais en ce qui concerne les plus grandes bénédictions, il en est privé. Il est privé de la lumière de Dieu. Il est privé de la vérité. Il est privé de la protection de Dieu. Il est privé de la sagesse de Dieu. Il est privé de la communion avec Dieu. En raison de cette aliénation, de cette privation de tout ce qui découle de Dieu, l’homme n’a aucune compétence spirituelle, aucune idée de la vérité. L’homme est incapable de tout bien. Son cœur est incurable : son cœur ne conçoit que de mauvaises pensées. Le verdict de Dieu sur le cœur humain est sans équivoque : l’homme n’est plus l’ombre d’un homme tel que créé par Dieu. Pour nous, pécheurs, nous avons tendance à voir ce que les Écritures disent comme si ça ne concernait que les criminels notoires, alors que Paul décrit le cœur humain :

Ils sont remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de perfidie; pleins d’envie, de meurtre, de discorde, de fraude, de vice; rapporteurs, médisants, impies, emportés, orgueilleux, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, sans affection, sans indulgence, sans pitié. (Romains 1.29-31)

Paul ne parle pas du chrétien ici, mais de l’homme pécheur sans Dieu, l’homme privé de toute bénédiction spirituelle.

Un crime

Finalement, le péché constitue un crime. Si le pécheur est endetté envers Dieu et aliéné de Dieu, son crime est contre Dieu. Le péché est une opposition à Dieu. Le péché n’est pas une simple opinion différente, mais une opposition ouverte contre Dieu.

Avez-vous remarqué que notre société, puisqu’elle a rejeté Dieu, adopte toutes sortes de pratiques en opposition à la loi de Dieu? J’aimerais vous faire remarquer ceci : ce qui dérange les non-croyants, c’est notre obéissance à la loi de Dieu. Nous prônons l’indissolubilité du mariage; la société croit au mariage jetable. Nous prônons la vie de l’être humain à partir de sa conception; la société encourage les avortements qui sont des meurtres envers les plus vulnérables. La loi de Dieu dérange les non-chrétiens, parce que c’est là qu’ils peuvent manifester leur opposition.

Le dragon fut irrité contre la femme [c’est-à-dire le peuple de Dieu], et il s’en alla faire la guerre au reste de sa descendance, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui retiennent le témoignage de Jésus. (Apocalypse 12.17)

Jésus a dit aux Juifs qu’ils tuaient les prophètes. Pourquoi est-ce qu’on les tuait? Parce que les prophètes rappelaient au peuple la loi de Dieu. Cette loi condamne le pécheur, qui, au lieu de se repentir, préfère fermer la bouche du prophète. Le péché est un crime. Il s’agit d’un sabotage de ce que Dieu a créé. C’est une opposition ouverte contre Dieu. Certains diront peut-être que l’homme n’est pas toujours conscient de ces choses. Paul nous informe sur le sujet :

Et bien qu’ils connaissent le décret de Dieu, selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent. (Romains 1.32)

Ce verset nous informe que tous les hommes connaissent le décret de Dieu selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort. Il m’est arrivé de dire à des non-croyants qu’ils connaissent le décret de Dieu. Ils sont surpris, mais je leur explique. Je leur demande s’ils reconnaissent que le bien et le mal existent. S’ils répondent non, je leur explique que c’est incohérent. Si le bien et le mal n’existent pas, plus aucun parent ne peut reprendre son enfant. Plus aucun policier ne peut arrêter un citoyen, plus aucun juge ne peut condamner quelqu’un. Tout est permis, parce qu’aucune loi ne vient baliser le bien et le mal. Comme certains me l’ont déjà dit ici, une personne peut nier la réalité du bien et du mal tant qu’elle n’est pas victime d’une grave injustice. Une personne qui nie l’existence du mal et qui voit son enfant se faire tuer risque de changer d’avis sur sa philosophie. Règle générale, une personne va reconnaître que le bien et le mal existent. Je leur demande ensuite s’ils sont en faveur qu’un juge envoie les criminels en prison. Ils me répondent tous oui. Donc, l’homme pécheur sait que le bien et le mal existent et que celui qui commet le mal mérite une mesure punitive. La dernière question consiste à leur rappeler qu’eux-mêmes commettent le mal : tout le monde se rappelle un mensonge, une tromperie, une médisance, etc. Donc, tous les hommes savent qu’ils ont commis le mal. Tous les hommes reconnaissent que le mal mérite une punition. Je leur dis en conclusion : « Vous ne serez pas surpris au jour du jugement d’être condamné. Vous êtes déjà d’accord avec les principes. »

Et bien qu’ils connaissent le décret de Dieu, selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent. (Romains 1.32)

L’idée du crime situe l’homme par rapport à Dieu. Dieu est saint. Sa loi est sainte, puisqu’elle est l’expression de la parfaite sainteté de Dieu.

L’homme pécheur rejette la loi de Dieu. C’est un crime contre Dieu, le crime le plus grave qui soit. Le Seigneur nous a donné sa loi comme unique référence pour définir ce qui est bien ou mal. Par conséquent, transgresser la loi de Dieu, c’est choisir le mal.

Daniel Durand, pasteur
26 juillet 2017

Prédicateur invité

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