Abraham et le sacrifice d’Isaac, partie 2

Introduction

Il y a quelques semaines, nous avions regardé le texte où le Seigneur demande à Abraham d’offrir en sacrifice son unique fils. Nous allons lire le texte, Genèse 22.1-19 :

1 Après ces événements, Dieu mit Abraham à l’épreuve et lui dit : Abraham! Il répondit : Me voici! 2 Dieu dit : Prends donc ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en dans le pays de Moriya et là, offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je t’indiquerai. 3 Abraham se leva de bon matin, sella son âne et prit avec lui ses deux jeunes serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l’holocauste et partit pour se rendre à l’endroit que Dieu lui avait indiqué. 4 Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. 5 Alors il dit à ses jeunes serviteurs : Vous, restez ici avec l’âne ; le jeune homme et moi nous irons là-haut pour adorer, puis nous reviendrons auprès de vous. 6 Abraham prit le bois pour l’holocauste, le chargea sur son fils Isaac et prit dans sa main le feu et le couteau. Ils marchèrent tous deux ensemble. 7 Alors Isaac adressa la parole à son père Abraham et dit : Mon père! Il lui répondit : Me voici, mon fils! Isaac reprit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste? 8 Abraham répondit : Mon fils, Dieu va se pourvoir lui-même de l’agneau pour l’holocauste. Et ils marchèrent tous deux ensemble. 9 Lorsqu’ils furent arrivés à l’endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y construisit l’autel et disposa le bois. Il ligota son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. 10 Puis Abraham étendit la main et prit le couteau pour égorger son fils. 11 Alors l’ange de l’Éternel l’appela du ciel et dit : Abraham! Abraham! Il répondit : Me voici! 12 L’ange dit : N’étends pas ta main sur le jeune homme et ne lui fais rien ; car j’ai reconnu maintenant que tu crains Dieu et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. 13 Abraham leva les yeux et vit par derrière un bélier retenu dans un buisson par les cornes ; alors Abraham alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. 14 Abraham donna à cet endroit le nom de Adonaï-Yireéh. C’est pourquoi l’on dit aujourd’hui : Sur la montagne de l’Éternel, il sera pourvu. 15 L’ange de l’Éternel appela Abraham une seconde fois du ciel 16 et dit : Je le jure par moi-même, oracle de l’Éternel! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, 17 je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est au bord de la mer. Ta descendance aura le contrôle de ses ennemis. 18 Toutes les nations de la terre se diront bénies par ta descendance, parce que tu as écouté ma voix. 19 Abraham s’en retourna vers ses jeunes serviteurs, puis ils se levèrent pour aller ensemble à Beér-Chéba, car Abraham habitait à Beér-Chéba.

 

Exposé

Comme nous l’avions vu, le Seigneur met Abraham à l’épreuve. Autrement dit, le Seigneur place Abraham dans une situation pour voir si Abraham va obéir. Avez-vous remarqué qu’une mise à l’épreuve de la foi passe toujours par l’obéissance? C’est la persévérance dans les voies de Dieu, dans ce qu’Abraham a obéi.

 

5 caractéristiques de la foi

J’aimerais que nous regardions quatre caractéristiques de la foi d’Abraham. En fait, nous en verrons 3 ce soir, et nous garderons les autres pour la prochaine fois.

 

En Dieu

Première caractéristique, c’est qu’elle est placée en Dieu. C’est parce que c’est Dieu qui a parlé qu’Abraham a cru. La foi ne se donne pas au premier venu. La foi est d’abord en quelqu’un, en raison de sa crédibilité. Dieu est Dieu, et c’est pourquoi Abraham a cru. Romains 4.3 :

En effet, que dit l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté comme justice.

Il y a des personnes qui sont crédules. Elles croient des choses sous prétextes que les gens le disent. Il y a des personnes qui vont croire tout ce que le pasteur dit parce qu’il est pasteur. Ce n’est pas une chose à faire. Je suis pasteur et je vous dis de ne pas croire une chose sous prétexte que c’est un pasteur qui vous le dit. Vérifiez toujours dans la Parole de Dieu. Un jour, nous avions notre vieille voiture à vendre. Une dame d’un certain âge vient voir la voiture avec sa fille. Et dans la conversation, elle me demande ce que je fais dans la vie. Je lui dis que je suis pasteur. Elle regarde sa fille et lui dit : « Ah bien, je suis en confiance ». Je lui ai dit que je l’encourageais fortement à faire examiner la voiture même si je suis pasteur.

Notre foi est placée en Dieu et en Dieu seul, tout comme Abraham. Frères et sœurs, nos oreilles sont sollicitées par toutes sortes de personnes qui se disent inspirées, instruites, expérimentées. Mais ce n’est pas dans l’homme que nous devons placer notre confiance. C’est en Dieu seul. Jérémie établit le contraste. Jérémie 17.5-8 :

5 Ainsi parle l’Éternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans un être humain, qui prend la chair pour son appui, et qui écarte son cœur de l’Éternel! 6 Il est comme un genévrier dans la steppe, et il ne voit pas arriver le bonheur ; il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. 7 Béni soit l’homme qui se confie en l’Éternel, et dont l’Éternel est l’assurance! 8 Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; il ne voit pas venir la chaleur et son feuillage reste verdoyant ; dans l’année de la sécheresse, il est sans inquiétude et il ne cesse de porter du fruit.

 

Ce que Dieu a fait

La 2e caractéristique de la foi, c’est qu’elle s’enracine dans ce que Dieu a déjà fait pour nous. Romains 4.17-19 :

17 Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père à tous devant Dieu en qui il a cru, qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. 18 Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d’un grand nombre de nations, selon ce qui avait été dit : Telle sera ta descendance. 19 Et, sans faiblir dans la foi, il considéra son corps presque mourant, puisqu’il avait près de cent ans, et le sein maternel de Sara déjà atteint par la mort.

Paul nous parle de la foi d’Abraham. Verset 17, il dit qu’Abraham crut en Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Voyez la relation entre la création et la résurrection. Autrement dit, le même Dieu qui a tout créé ce qui n’existait pas peut facilement ressusciter les morts. Et dans son expérience même, Abraham a goûté à cette puissance. Verset 19 :

Et, sans faiblir dans la foi, il considéra son corps presque mourant, puisqu’il avait près de cent ans, et le sein maternel de Sara déjà atteint par la mort.

Abraham était très âgé, de même que Sara. Mais cela n’a pas affaibli sa foi. Le verset débute en l’affirmant. …sans faiblir dans la foi, il considéra son corps presque mourant… Abraham a vu que Dieu peut donner la vie à partir de ce qui est presque mort, il croyait en un Dieu qui donne la vie aux morts, qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Ces évènements où Abraham est devenu père et Sara, mère, se sont passés bien avant le sacrifice d’Isaac. Puisque ce dernier n’était pas encore né. Alors, quand le Seigneur demande à Abraham de sacrifier son fils unique pour mettre à l’épreuve sa foi, Abraham était déjà bien préparé spirituellement. Sa foi était équipée de la connaissance de qui est Dieu. Abraham avait aussi goûté à cette puissance de la création et de la résurrection dans son propre corps. Combien de fois le Seigneur demande à son peuple de lui faire confiance? Et le Seigneur utilise un évènement passé. Exode 20.2 :

Je suis l’Éternel, ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.

Lévitique 26.13 :

Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour que vous n’en soyez plus les esclaves ; j’ai brisé les liens de votre joug, et je vous ai fait marcher la tête haute.

Deutéronome 5.6 :

Moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.

Psaume 81.11 :

Je suis l’Éternel, ton Dieu, Celui qui t’a fait monter du pays d’Égypte.

Frères et sœurs, nous, le Seigneur ne nous a pas fait sortir d’Égypte. Il nous a libérés de nos péchés. Il nous a sorti de l’esclavage du péché. Nous pouvons nous accrocher à cet évènement passé pour nourrir notre foi. Et c’est ce que Paul tente de faire en Romains 8.32 :

Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce ?

 

La Parole de Dieu

La 3e caractéristique de la foi, c’est qu’elle s’affermit à partir de la Parole de Dieu.

Dieu avait déjà fait part de son projet pour Isaac. Genèse 17.15-16 :

15 Dieu dit encore à Abraham : Pour ce qui est de ta femme Saraï, tu ne l’appelleras plus Saraï ; mais son nom sera Sara. 16 Je la bénirai et je te donnerai d’elle aussi un fils ; je la bénirai et elle donnera naissance à des nations ; les rois de plusieurs peuples sortiront d’elle.

Le fils promis est justement Isaac. Or, le Seigneur promet que ce fils, Isaac, deviendra des nations et que plusieurs peuples sortiront de Sara par ce fils.

Frères et sœurs, notre foi ne peut se passer de la Parole de Dieu. C’est ce que Dieu dit qui nourrit notre foi et non les circonstances. Quand les circonstances sont difficiles, quand nous nous sentons vaciller, revenons aux Écritures, rappelons-nous les promesses de Dieu dans sa Parole. Le Seigneur nous donne des moyens pour que notre foi soit affermie en considérant que ce que le Seigneur nous demande vient de Dieu lui-même.  En se rappelant ce que Dieu a déjà fait pour nous, et en se nourrissant de la bonne Parole de Dieu.

 

Que le Seigneur vous bénisse.

 

Daniel Durand, pasteur

5 septembre 2018

Prédicateur invité

Partagez cet enseignement :

Share on facebook
Share on twitter
Share on print
Share on email